Cent portes battant aux quatre vents

Livre Islandais de Steinunn Sigurdardóttir

Comme son prénom ne l’indique pas forcément, je rajoute que Steinunn est romancière, poète et traductrice.

Petit livre d’une centaine de pages, trois chapitres, et trois histoires d’amour pour la même femme joliment prénommée Brynhildur.

Facile à lire, pas trop de prénoms qui nous embrouillent, quelques aller-retour dans l’espace et le temps mais l’ensemble est sympathique. L’histoire se passe à Paris, mais on imagine bien quelques paysages Islandais et d’autres Marocains.

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La Tristesse des Anges

Livre traduit de l’islandais, de Jón Kalman Stefánsson

Où il est question de neige, de froid, de vent, de solitude, d’un postier Jens, d’un Gamin dans les doutes de l’adolescence, de marche et de lutte dans la neige, de gel, de Geirprúdur ou de Fridrik , de rencontres improbables, de mondes oubliés.

C’est un livre de 400 pages qui fait suite au roman Entre ciel et terre, 400 pages au milieu de tempêtes de neige islandaises, 400 pages pour décrire la tournée de quelques jours d’un postier , 400 pages d’une grande réussite littéraire.

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Comment j’ai appris à Lire

Un livre d’Agnès Desarthe

Le titre était surprenant, le livre aussi!

L’auteure nous raconte comment elle a découvert la lecture, très tardivement, préférant écrire que lire. Un parcours assez surprenant, vite lu, mais qui laisse une impression curieuse. Elle savait écrire mais pas lire. Pourtant elle a fait des études littéraires!

Voici ce qu’elle dit à propos de Marcel Proust :

“Il y explique que l’écriture est avant tout un travail de traduction. Il s’agit pour l’écrivain de confier au langage le soin de transmettre au lecteur une impression qui, à l’origine, n’est pas faite de mots. L’objet à apprivoiser, à cerner, à décrire est fait de lumière, d’intensité, de parfum, d’épaisseur, de saveur, il évolue, se transforme, se dérobe à l’analyse. La tâche qui consiste à le réduire, à le linéariser, est à priori impossible. Une fois qu’on l’a néanmoins accomplie, on constate qu’elle est essentiellement épuisante, tuante au sens propre. Ecrire n’est pas un choix, c’est une nécessité, mais cela n’a jamais aidé personne à vivre, et surtout pas l’auteur lui-même. “

Nancy Mitford

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Nancy Mitford (1904-1973) a écrit plusieurs autres romans, tous plus truculents les uns que les autres.

Ses soeurs sont aussi connues pour leurs écrits ou leurs frasques : l’une était une maîtresse d’Hitler, une autre était fasciste,  une autre communiste, et enfin une est devenue Duchesse de Devonshire! Un livre résume bien les vies incroyables de ces filles :  les extravagantes soeurs Mitford de Annick Le Floc’hmoan (fayard 2002)

Histoire d’une grande famille anglaise entre les deux guerres, racontée avec brio, charme et humour.

Un vrai plaisir, une très belle galerie de portraits.

Livres :

La poursuite de l’amour

L’amour dans un climat froid

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Pas un mot à l’ambassadeur

“Le dîner, servi par la souillon dans une salle à manger d’aspect également déprimant, fut mauvais à ce point que je ne doutai pas une seconde qu’un accident fût survenu et je plaignais de tout coeur notre hôtesse. J’ai absorbé, depuis ce soir là, tant de repas épouvantables que le menu de ce dîner s’est effacé de ma mémoire; je crois cependant me rappeler que le festin s’ouvrit sur une soupe de conserve et s’acheva sur des croûtons, recouverts de débris de sardines aussi sèches que les croûtons. (…) Quant à la conversation, qui fut loin d’être brillante, j’en attribuai d’abord l’étonnante stupidité à l’infection des aliments que nous tentions d’avaler.”

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Rosa Liksom : Compartiment N°6

Rosa Liksom est née en Laponie Finlandaise en 1958.

Elle a reçu le prix Finlandia 2011 pour ce livre Compartiment N°6, et du coup, son roman est traduit dans plus de quinze pays.

C’est un voyage dans un train, qui va de Moscou à Oulan-Bator, sans se presser. Une jeune femme, étudiante, prend place dans un wagon et  se retrouve en compagnie d’un homme plus âgé, qui retourne travailler sur les chantiers de Mongolie. C’est un huit clos entre une Finlandaise plein de secrets, et un Russe rustre. Alors que tout les séparent, une certaine complicité s’établit entre les personnages, au gré des haltes du train. Le paysage défile, et on s’attache à ces personnages.

Un très joli livre, une belle écriture.

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Autres livres :

Le creux de l’oubli

Bamalama

Le théorème des Katherine

Le Théorème des Katherine (An abondance of Katherines), de John Green

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Une histoire bien sympathique d’un jeune garçon très intelligent qui sort avec 19 filles qui s’appellent toutes Katherine, et qui chaque fois se fait larguer. Au cours d’un voyage d’été, il décide de faire créer son théorème afin de prévoir quand il se fera larguer par sa prochaine Katherine !

Mais peut-on tout modéliser?

Facile à lire pour les ado, et même en version originale.

John Green : Jeune auteur américain et beau gosse à la mode, il écrit pour les ado et les jeunes adultes, l’écriture est facile et lisible aussi en anglais!

Il a écrit Qui es tu Alaska (Looking for Alaska) et Nos étoiles contraires  (The faut in our stars) aussi.

Edith Wharton

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Américaine, Edith Wharton (1862-1937 ) a passé une partie de sa vie en France. Encore une malheureuse en amour, ce qui nous vaut des ouvrages d’une rare sensibilité avec de bonnes études psychologiques des personnages. Chez les heureux du monde suit les pérégrinations d’une jeune femme, Lili Bart, dans le milieu des nouveaux riches de New York au début du XXe siècle. En quête de mari, d’abord adulée, puis accusée par la rumeur, enfin rejetée, la jeune femme finit tragiquement, incapable de vivre hors de cette société et de ses artifices. Le personnage peut être considéré comme l’incarnation de la jeune femme passive, « bien de consommation » .

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Dans Les new-yorkaises  elle étudie les mœurs de la classe sociale privilégiée, qui malgré les conventions, est condamnée.

Le temps de l’innocence, La splendeur des Lansing, Ethan Frome dressent des portraits réalistes, et nous laissent un petit goût d’amertume en fin de lecture, mais on en redemande!

Une affaire de charme : 7 courtes nouvelles qui montrent bien l’esprit de l’auteur : description de la société bourgeoise anglaise et américaine, des portraits de femmes, des tourments humains. Les premières nouvelles sont intéressantes, le Prétexte  présente une angoisse certaine et délicieuse, Une affaire de charme (la dernière nouvelle) est une vraie merveille.

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Evelyn Waugh

Contrairement à ce que l’on peut penser, Evelyn Waugh  (1903-1966) est un homme.

Il fait partie des amis de toujours de Nancy Mitford, et pas plus heureux qu’elle, en mariage!

Mais il a aidé et exhorté Nancy à écrire.

Il écrit sur les années folles, sur l’art de vivre des aristocrates,  avec beaucoup d’humour et de cynisme.

Il dépeint la société avec une rare verve satirique et un sens aigu du “nonsense”!

Retour à Brideshead 

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Un autre livre excellent sur les rites funéraires :

Le cher disparu

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