Karl Ove Knausgaard : La mort d’un père
Auteur Norvégien né en 1968, il a entrepris une autobiographie en 6 volumes qui l’a fait accéder à une reconnaissance internationale.
De nos jours on évite soigneusement de parler de soi. Ce livre est justement le contraire, Karl Ove se raconte, et nous raconte si onveut bien l’écouter. Il ne se passe pas grand-chose, juste la vie de tous les jours, mais on est happé par ce gros livre, et une fois fini, on continue avec les volumes suivants.
Pourquoi? Ce premier volume parle de son enfance et de son rapport particulier avec son père. Karl Ove montre dès son plus jeune âge une hyper sensibilité, il sent et vit les choses les plus anodines, très intensément. Elles s’impriment à lui, et au fur et à mesure sur le papier. Une idée en amène une autre, mais on suit facilement sa pensée. Dans la seconde partie, un peu plus réaliste, beaucoup plus dure, c’est la mort de son père. Une fois encore, on vit avec lui sa semaine d’enterrement avec tout ce ressenti, on pleure nous aussi ce père pas vraiment rêvé, et malgré un certain mal être, on ne peut décrocher du livre.

En conclusion, une belle entreprise, mais prévoir un peu de temps… c’est moins long que Proust, mais tout aussi prenant!