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Un livre d’Audur Jónsdóttir (Islandaise), 2015, Ósjálfrátt

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Un joli livre, une belle histoire de femmes et d’écrivains. Une écriture très particulière, pleine d’images et de petites histoires, on s’y perd parfois, mais on retrouve le fil et on imagine…

Voici une présentation par l’auteure elle même, dans sa langue si particulière, et à la librairie Mollat :

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Dans la brume du Darjeeling

Dans la brume du Darjeeling (Dimma över Darjeeling) de Mikael Bergstrand (Suédois)

Ce titre se devait de figurer sur mon blog “Tea time”! Je bois toujours une tasse de thé lorsque je lis et vice versa. Alors un livre se passant dans le Darjeeling, c’était pour moi. Non seulement l’histoire se passe en Inde dans le Darjeeling, mais en plus, il s’agit d’une plantation de thé.

C’est une histoire sympathique, qui démarre en Suède, dans le froid, la grisaille, la morosité, un personnage qui se cherche et qui ne se trouve pas. Puis, un peu sur un coup de tête (ou de peur plus exactement), il fuit son pays pour passer un moment en Inde. Et là, tout s’illumine et se réchauffe : la vie, les accents, la couleur, les odeurs, le thé, la chaleur!

D’un monde triste et ennuyeux on est transporté vers des aventures extraordinaires, et on passe un très bon moment.
Je n’ai pas fini le livre, il me reste juste quelques pages, que je n’ose pas lire car j’ai peur de voir le personnage principal quitter son paradis enfin trouvé pour  repartir en Suède !

 

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Mary Elisabeth Braddon

Mary Elizabeth Braddon (1835-1915), écrivain britannique de l’époque victorienne.

Elle a eu 6 enfants, mais elle a trouvé le temps d’écrire 75 romans (dommage qu’elle ne puisse plus nous livrer sa recette, pour le temps d’écrire bien entendu).

Le triomphe d’Eléanor c’est plutôt une intrigue policière.

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La femme du docteur c’est une histoire d’amour étonnante.

Les livres sont assez gros, on passe de bons moments entre l’énigme policière, l’étude des caractères assez poussée et le charme de l’époque victorienne.

En lieu Sûr

En lieu sûr (Crossing fo Safety) de Wallace Stegner (Américain)

Je ne connaissais pas cet auteur et j’ai été attirée par le visuel du livre : un dessin épuré, une grande maison américaine avec des personnages, cette couleur verte qui revient tout le temps, et des grands arbres plus foncés qui semblent menacer cette tranquillité .

Et c’est exactement l’histoire de ce livre : l’histoire de deux couples qui se rencontrent au début de leur vie professionnelle et que l’on va suivre jusqu’au bout. Cela se passe au Etats-Unis, dans les années 30, cette période idéaliste, où l’on vivait de peu et de rien. Peu à peu on découvre les caractères de chacun, puis les difficultés avec lesquelles ils devront faire face. Les lieux et les paysages donnent une force supplémentaire à l’ambiance du livre, à la fois tranquille, équivoque et impénétrable.

IMG_1965Un livre excellent, j’ai passé un bon moment en cette compagnie

L’exception

 L’exception d’Audur Ava Olafsdottir

Une histoire qui commence mal, comme souvent avec cette auteur venue du grand Nord (Islande), et qui retombe sur ses pattes.

Les livres sont courts, un peu trop vite lus, mais remplis de douceur, peut être de la magie islandaise avec quelques farfadets qui ont jeté de la poudre de fée !

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Henry James

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Henry James (1843-1916) américain.

J’ai du lire pour l’école, quand j’étais petite, Le tour d’écrou. Je n’ai pas aimé, ou je n’ai rien compris, et je ne souhaitais pas lire d’autres livres. Puis ayant adoré Edith Wharton, j’ai décidé de lui donner une seconde chance, mais je n’ai pas relu Le tour d’écrou !

Henry James est un grand ami d’Edith Wharton. Déçu par l’attitude américaine au moment de la première guerre mondiale, il demande la nationalité britannique.  Il est l’écrivain qui a dépeint le plus finement la distance entre l’esprit européen et la sensibilité américaine. C’est à Londres, où il vécut à partir de 1878, qu’il écrivit ses principaux chefs-d’œuvre.

Une vie à Londres :  Laura Wing, jeune Américaine, native de Virginie, s’installe à Londres chez sa sœur Selina. Elle découvre avec horreur et fascination la haute société britannique qui cache son cynisme et sa décrépitude morale derrière les hôtels particuliers de South Kensington.

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Washington square  : une relation père-fille intéressante.

Le thème opposant innocence américaine et sophistication européenne se retrouve dans Daisy Miller, Les Européens, Washington Square, Les Bostoniens.

La mort d’un père

Karl Ove Knausgaard : La mort d’un père

Auteur Norvégien né en 1968, il a entrepris une autobiographie en 6 volumes qui l’a fait accéder à une reconnaissance internationale.

De nos jours on évite soigneusement de parler de soi. Ce livre est justement le contraire, Karl Ove se raconte, et nous raconte si onveut bien l’écouter. Il ne se passe pas grand-chose, juste la vie de tous les jours, mais on est happé par ce gros livre, et une fois fini, on continue avec les volumes suivants.

Pourquoi? Ce premier volume parle de son enfance et de son rapport particulier avec son père. Karl Ove montre dès son plus jeune âge une hyper sensibilité, il sent et vit les choses les plus anodines, très intensément. Elles s’impriment à lui, et au fur et à mesure sur le papier. Une idée en amène une autre, mais on suit facilement sa pensée. Dans la seconde partie, un peu plus réaliste, beaucoup plus dure, c’est la mort de son père. Une fois encore, on vit avec lui sa semaine d’enterrement avec tout ce ressenti, on pleure nous aussi ce père pas vraiment rêvé, et malgré un certain mal être, on ne peut décrocher du livre.

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En conclusion, une belle entreprise, mais prévoir un peu de temps… c’est moins long que Proust, mais tout aussi prenant!